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Une allégeance « Jébbalu » inouïe au FMI !

sur ECONOMIE
août 11, 2025

A PROPOS DU PLAN DE REDRESSEMENT ECONOMIQUE DU PASTEF

On nous a parlé de “redressement économique”. On espérait un “nouveau souffle” pour les ménages, les industries, les importateurs, les commerçants, les agriculteurs. Mais à la sortie de la cérémonie de présentation, les deux principaux moteurs de notre économie : les ménages et le secteur privé sont plus inquiétés que rassu-rés. En cause:

Baisse du pouvoir d’achat à venir à cause du ciblage des subventions. Fin des exonérations fiscales dans les secteurs sensibles et pour les ménages principaux bénéficiaires directs ou indirects de ces exoné-rations. Matraquage fiscal généralisé, même les petites activités informelles seront tra-quées. Les ménages, déjà étranglés par le coût de la vie, se préparent à souffrir davan-tage. Hausse du prix de l’élec-tricité, du carburant, du gaz butane pour les familles ? Les entreprises, surtout les PME et les PMI, perdront confiance et freineront leurs investisse-ments.

Voilà la recette. En vérité, il nous a été présenté un plan de redressement de la vision 2050, sur ses aspects budgétaires sans mesures incitatives pour libérer la machine économique grippée par un an de tergiversations et d’amateurisme sans cap. Pour rappel, cette œuvre de destruction économique accélérée a pour cause l’arrêt irréfléchi de milliers de chantiers dans le secteur du BTP en 2024, avec les pertes d’emplois y relatives; un terrorisme fiscal sur les entreprises avec une fréquence de contrôle qui ralentit leurs activités et une morosité économique sans précédent accentuée par des discours menaçants du Premier Ministre envers le secteur privé et les investisseurs internationaux.

On attendait un cap, on a eu un choc ! On espérait un souffle, on reçoit un coup de massue !

À ce rythme, ce n’est pas une relance qui nous attend, c’est une récession punitive qui cache mal un plat amer qui nous sera servi. Sur le FMI, J’ai écouté le Premier ministre nous parler. Son discours contraste avec les engagements pris. Je m’explique.

Depuis dix ans, le FMI n’a jamais vraiment changé de re-frain. Et à chaque fois, le Sénégal avec le Président Macky Sall a su coopérer avec intelligence et discernement. Trois exigences majeures du FMI reviennent en boucle : Réduire les subventions, même si cela écrase le pouvoir d’achat des populations ; Tailler dans les exonérations fiscales, au mépris de toute logique sectorielle ou incitative à l’investissement et élargir l’assiette fiscale, en ciblant sans ménagement le secteur informel et les activités émergentes.

Sous Macky Sall : une résistance réfléchie.

Sur la baisse des subven-tions, il a tenu bon, malgré la pression des bailleurs. Pourquoi ? Parce qu’il savait que toucher au prix de l’électricité, du carburant ou du gaz butane, c’était s’attaquer directement au quotidien des Sénégalais et à leur pouvoir d’achat. Sur les exonérations fiscales, il a réussi à travailler avec le FMI en gardant comme boussole permanente la Vision du PSE et la protection sociale des populations en faisant comprendre à nos partenaires que certaines incitations fiscales sont indispensables pour stimuler des secteurs stratégiques : l’agriculture, l’énergie, l’industrie ou l’immobilier social. Derrière chaque exonération, il y avait un projet, un emploi, une dynamique territoriale. Quant à l’assiette fiscale, Macky, en rapport avec les services du Fonds, l’a mené avec subtilité. Il n’a pas livré le secteur informel ni les influenceurs en pâture. Il a su avancer sans casser, et fiscaliser sans terroriser les jeunes pousses, les petits commerces ou les entrepreneurs du numérique.

Sous Pastef : un Jébbalou total
Pape Malick NDOUR

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